BMW Série 1 (F40) 5 portes

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publié le 3 septembre

C'était annoncé depuis longtemps, pourtant c'est toujours dur à admettre : la BMW Série 1 passe à la traction. Au détriment de l'attraction ? Peut-être.

Toujours est-il qu'elle reprend la plate-forme, en la modernisant, de l'Active Tourer, également utilisée chez Mini, pour des raisons notamment de prix de revient. C'est donc désormais une traction à moteur transversal, architecture qui, reconnaissons-le, est très favorable au rapport encombrement-habitabilité, pas exactement le point fort du modèle sortant. Seulement, elle limite en largeur la place dévolue au moteur, ce qui a une autre conséquence que les puristes déploreront : fini le 6-cylindres dans la Série 1. Cela dit, il était condamné à brève échéance par les normes antipollution toujours plus contraignantes. Aussi, sachant en outre que plus de 80 % de la clientèle de la Série 1 pensant déjà qu'il s'agissait d'une traction, la décision de BMW semble désespérément logique.

Plus courte que celle qu'elle remplace de 5 mm (4,319 m désormais) mais plus large de 34 mm (1,799 m), la nouvelle Série 1 est néanmoins annoncée comme plus spacieuse, avec une longueur aux jambes accrue de 33 mm à l'arrière. C'est toujours ça. Le coffre croît de 20 l (380 l au total), pour un volume maxi de 1 200 l banquette rabattue.

Sous le capot, on trouve 3 moteurs. Deux 3-cylindres 1,5 l turbo, un essence de 140 ch (118i) et un diesel de 116 ch (116d), et deux 4-cylindres 2,0 l turbo. Le premier développe 150 ou 190 ch en diesel (118d et 120d), le second 306 ch en essence. Celui-ci s'installe dans la M135i xDrive, qui comme son appellation le suggère profite d'une transmission intégrale. Mais ce n'est pas tout : elle profite aussi d'un différentiel avant à glissement limité Torsen, bénéfique à l'efficacité sportive. Ça, c'est très intéressant ! Très performante, elle passe de 0 à 100 km/h en 4,7 s une fois équipée du pack M Performance. La transmission intégrale est aussi disponible sur la 120d. Les autres ont droit à un blocage de différentiel artificiel (donc électronique) présenté comme ultra-réactif, et toutes bénéficient d'une suspension évoluée (multibras à l'arrière), que l'on peut compléter d'un amortissement piloté. Toutes ont accès à une boîte à double embrayage comptant 8 rapports, optionnelle sur les seules 116d, 118d et 118i, équipées d'origine d'une boîte 6 manuelle.

Evidemment, elles font le plein d'équipements technologiques : aide au changement de file, régulateur de vitesse actif, freinage automatique, système anticollision, avant et arrière, pour ne citer que ceux-là. En sus, pour la première fois, un toit panoramique est proposé, de même qu'une appli permettant de contrôler sa Série 1 avec son smartphone.

Les prix s'échelonnent de 27 150 euros en 116d Lounge à 54 500 euros en M135i xDrive M Performance, et les émissions de CO2 de 100 g/km (116d) à 155 g/km (M135i). On verra comment réagira la clientèle, surtout qu'esthétiquement, la BMW force de le trait de façon presque caricaturale...

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